Deux aller-retours pour Athènes

Juste avant notre sortie de NationBuilder, en septembre, nous sommes allés en Grèce aider le mouvement Πλεύση Ελευθερίας (Plefsi Eleftherias) à créer sa plateforme numérique. C’est le mouvement fondé par Zoé Konstanpopoulou, ancienne présidente du parlement Grec.

Tout a commencé par une rencontre à Marseille entre Guillaume et Zoé, où ont été présentés les différents outils qu’avait mis en place la France insoumise au cours de la campagne, et comment étaient organisés les groupes d’appui sur la plateforme. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que l’utilisation de NationBuilder était la solution la plus rapide – si ce n’est la seule accessible à ce stade – pour construire et animer une plateforme d’inspiration identique à la notre1.

Décision fut prise de se rendre en Grèce quelques jours pour travailler ensemble. Puis décision fut à nouveau prise que nous y allions séparément, à quelques jours d’intervalle, pour pouvoir être présents à deux points d’étapes du développement de la plateforme.

Nous avons été extrêmement bien accueillis. On a bien ri, bien mangé, bien dormi, et bien travaillé. L’équipe que nous avons rencontré était extrêmement sympathique.

Arthur a travaillé sur la page d’inscription, et a présenté plus en détail la manière dont les groupes d’appui se constituaient sur notre plateforme. Pas de modération à priori, pas de validation des inscriptions. Qui veut participer participe. Guillaume a travaillé sur le code nécessaire au fonctionnement des groupes d’appui et des événements locaux.

Le résultat est là. Comme pour la France insoumise, la constitution d’un mouvement à partir de sa plateforme passera par l’inclusion dans les équipes de développeu⋅r⋅s⋅es dont ce sera la tâche principale, et qui n’en seront pas moins des militant⋅e⋅s politiques.

Bon, sinon, on a mangé de délicieuses Moussaka, le meilleur souflaki d’Athènes, et prolongé l’été en profitant d’une chaleur de 40°C pendant qu’il en faisait quinze à Paris. Avant d’aller travailler dans les locaux de Πλεύση Ελευθερίας, on a même eu le temps d’aller faire chacun une petite visite. (NdG : Arthur est bien plus doué que moi pour prendre des selfies, mais un œil averti pourra remarquer que j’avais clairement plus de soleil dans la face. NdA : photo prise deux semaines plus tard à la même heure, à une période où le jour se raccourcit, je vous laisse seuls juges de cette affirmation).

Selfie d’Arthur devant l’Érechthéion.
Selfie de Guillaume au Parthenon.
Selfie de Guillaume devant le même Érechthéion, une dizaine de jours plus tard.

[1]: Cela pourrait surprendre, compte tenu du fait que nous venons nous-mêmes de quitter NationBuilder. Mais pour cela, nous avons du peu à peu développer nos propres outils, et ça nous a pris presqu’un an au total. Nous n’aurions pas été en mesure de sortir la plateforme avec l’ensemble de ses fonctionnalités dès le début si nous ne nous étions pas reposés sur une solution comme NationBuilder.