Février 2016 – Janvier 2018 : 2 ans de pages d’accueil de la France insoumise

Le 10 février 2016, lorsque Jean-Luc Mélenchon a fait sa proposition de candidature à l’élection présidentielle, le site jlm2017.fr était déjà en ligne. À l’époque, les dernières heures de travail avaient été consacrées à désactiver les éléments du site qui n’étaient pas prêts.

Comme nous vous l’expliquions en septembre dernier lors de notre article sur la nouvelle plateforme, un des éléments centraux du site initial était sa page d’accueil. Celle-ci devait permettre à quiconque de rejoindre facilement le mouvement et d’appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

La page d’accueil du site jlm2017.fr archivée le 13 février. Nous étions déjà 30 000.

C’est une page de lancement de campagne, et d’une campagne lancée tôt dans la course. Le premier objectif est de rassembler les nôtres. Objectif atteint, puisque nous rassemblons 30 000 personnes en 3 jours, et 100 000 personnes en moins de 3 mois.

À ce moment là, nous n’avons rien d’autre que le site. L’élection est loin, et n’est pas un sujet fréquent dans les médias. Il nous faut expliquer la démarche en première page, et encourager les gens qui la lisent à diffuser le texte.

Pendant les premiers mois, la page d’accueil sert aussi de page d’actualité,s permettant de mettre en avant un visuel ou une vidéo. Mais elle perd progressivement de sa simplicité pour intégrer une nouvelle catégorie de visiteurs de plus en plus large : celle qui a déjà appuyé la candidature, qui a déjà participé à des actions et veut retrouver rapidement les éléments qui lui permettent de participer à la campagne. C’est l’apparition d’une page différente pour les personnes connectées, avec un menu dédié orienté vers l’action.

Ceci dure jusqu’à la fin de l’année 2016. Se rajoutent progressivement un renvoi vers le site programme avenirencommun.fr, et on prend l’habitude d’afficher l’agenda de campagne en une chaque semaine. Durant l’automne 2016, le travail se concentre surtout sur la convention de Lille.

Fin 2016, nous prenons la décision de basculer la une du site sur un autre logiciel, WordPress, qui permet beaucoup plus de souplesse d’édition. Le site d’actualités tourne à ce moment déjà sous WordPress depuis un moment. Il s’agit d’en faire le site principal, et de basculer NationBuilder en arrière plan. Ce travail prend environ 2 mois, entrecoupé d’autres développements, notamment une amélioration de la carte des groupes d’action. Le pôle numérique grossit, et en février nous basculons sur une page d’accueil semblable à celle que vous connaissez aujourd’hui.

Nous y affichons régulièrement l’actualité de la campagne, et continuons à rassembler les soutiens. Lors des événements, ou des prises de paroles importantes du candidat, nous affichons celles-ci au dessus des actualités. Cependant, en basculant sous WordPress, nous perdons un élément essentiel : l’affichage d’une page différente pour les utilisateur⋅rice⋅s connecté⋅e⋅s.

Enfin, à l’arrivée de l’élection législative, le site de la campagne présidentielle devient le site de la France insoumise : jlm2017.fr redirige vers lafranceinsoumise.fr.

Nous nous éloignons alors du sujet de la nouvelle page d’accueil. À partir de ce moment là et durant tout l’été 2017, l’enjeu principal est de sortir de NationBuilder. Nous finissons donc de construire la plateforme agir.lafranceinsoumise.fr. Puis nous préparons la Convention, avec les outils que nous mettons en place pour celle-ci : consultation, billets électroniques, nouveaux outils de participation. Après la Convention, nous nous concentrons sur le développement des outils prévus par la synthèse sur les outils numériques.

Mais la réflexion sur la page d’accueil revient. Nous rencontrons avec Arthur des gens plus douées que nous en expérience utilisateur (bonjour Héloïse !) et commençons à envisager comment il serait possible techniquement d’offrir une page d’accueil différente aux nouvelles personnes, et aux personnes déjà connectées sur la plateforme d’action. Même si techniquement, cette deuxième option paraît loin, nous savons que nous pouvons déjà en poser les bases.

Nous en sommes donc aujourd’hui à cette première étape : une page d’accueil qui offre un meilleur aperçu du mouvement aux personnes qui nous découvrent. Cela a nécessité quelque développements, comme faire du formulaire d’inscription un widget que nous pouvons désormais placer où bon nous semble sur lafranceinsoumise.fr.

L’étape suivante sera la création d’une page d’accueil spécifique pour les personnes connectées à la plateforme d’action. Elle pourra inclure certains éléments du Tableau de Bord, les événements à venir, les événements des groupes d’action voisins, les deniers comptes-rendus, etc.

 

Choisissez la musique !

Quand je ne travaille pas, il m’arrive de coder pour me détendre. C’est pas très malin, je devrais donc probablement faire des choses plus diverses, d’autant que l’écran empêche de dormir comme dit ma maman.

Bref, dimanche dernier j’ai commencé à coder cette application, qui utilise l’API de Spotify pour permettre à plusieurs personnes de choisir collectivement la musique qu’on écoute dans le bureau. Ça tient en à peine 500 lignes de code, autrement dit pas beaucoup. Du Node, du SQLite et du Redis.

Le dépôt est par ici.

«Comment le numérique est-il devenu le cœur d’une élection nationale ?»

(il n’y a pas de son au début, c’est normal)

Durant les amphis d’été de la FI, j’ai participé le samedi matin à une conférence intitulée «Comment le numérique est-il devenu le cœur d’une élection nationale ?». Je n’avais pas eu l’occasion depuis longtemps de prendre la parole en public pour expliquer les liens entre notre stratégie de campagne et les outils numériques. C’était super intéressant pour plusieurs raisons :

  • Déjà parce que les autres intervenant⋅e⋅s, Louise et Johan, étaient super intéressant⋅e⋅s (Johan a présenté le contexte des outils dits de «civictech» et a présenté des solutions pour les groupes d’appui, et Louise a parlé du numérique comme object de débat durant la campagne présidentielle).
  • On a pu aborder la question de la place de la plateforme dans le mouvement de manière approfondie : nous utilisons le numérique d’une manière très différentes des autres forces politiques.
  • Les questions de la fin ont été très utiles pour compléter le travail que nous avions fait la veille avec Arthur au cours de notre atelier pour évaluer les besoins en fonctionnalités des groupes d’appui.